Publié par Amras Anárion le 23 octobre 2006 à 12h17.
Les Dieux d’Elfia ont été créés. La Légende d’Angélis vient de naître. Voici maintenant le descriptif complet des Dieux qui a été déterminé au moment où ce brouillon a été fait. (Dans l’avenir, les légendes divines seront bien entendu plus étoffées.) Vous connaîtrez tout sur l’origine du nom de chaque Dieu Elfique, pourquoi il a telle fonction, et comment son nom a évolué au fil du temps.
(Suite directe dans l’article suivant.)
Commentaires
Par Amras Anárion le 21/04/2009 à 12h41
Et ils existent Arwan

Vive les Dieux Elfiques
Par Arwan le 10/04/2009 à 17h27
Ah, les Dieux d'Elfia ! Puisse-ils vivre éternellement !
Par Amras Anárion le 04/04/2009 à 00h51
Réponses des commentaires à jour ici
Par Amras Anárion le 27/03/2009 à 19h58
Ah oui, les Mise à jour sont sur ma rubrique chez Amras anárion actuellement... N'hésites pas à aller voir l'article suivant pour les détails. :=)
Par Amras Anárion le 27/03/2009 à 19h58
Merci pour ton long texte Farmace. Celui-là, je ne m'en souviens pas.
Ne t'inquiètes pas, je les garde bien au chaud
Et dans quelques mois, ils seront publiés ici 
Par Amras Anárion le 27/03/2009 à 19h56
Oula, c'est bien long comme commentaire
Ca compte pour 10 
Par Farmace le 27/03/2009 à 14h53
Salut à toi ! je viens de réécrire une de mes nouvelles écrite spécialement pour ces forums et sites (les tiens uniquement, tu as l'exclusivité bien sûr ^^), j'ai modifiés quelques menus détails et corrigé les fautes (enfin j'espère), je te laisse la poster que bon te semblera. A bientôt.
Ragnor courrait à en perdre haleine. Tous ses muscles le faisaient souffrir mais la peur le forçait à continuer. La lande était isolée et déserte et sur ces vastes étendues d'herbes jaunies par la chaleur d'un soleil peu présent et d'une humidité surrabondantes. Depuis combien de temps courrait-il ? Deux jours ? Trois ? Depuis combien de temps le village qu'il était parvenu à fuir brûlait-il sous les torches des orques ? depuis combien de temps sa famille gisait-elle brisée au pied du temple de Ragnar ?
Cela c'était passé si vite ! L'unique tour de guet avait repéré quelques petits mouvements à l'Est. L'alerte n'avait pas été donnée. Ce ne fut que lorsque les orques furent clairement visibles que le grand cor de bronze du village résonnat. Trop tard. L'ennemi fondit sur eux avec la célérité de l'aigle sur le lièvre. Le village était modeste et n'avait qu'une mince barrière qui servait plus à empêcher le bétail de fuir qu'à repousser une menace. Le massacre avait été terrible, et Ragnor, s'emparant de l'épée de son père avait courru au secours des siens. Ce fut son père agonisant qui le supplia de s'en aller au loin. "Fuis mon fils, et vit" avait-il dit.
Et il avait courru, et courru, au point de ne plus sentir ses jambes et d'avoir le goût de son propre sang dans la bouche. Il ne faisait que de courtes haltes, dormant le moin possible et buvant l'eau des rivières proches, car il connaissait la ténacité de ses chasseurs. Les orques ne laissaient jamais de survivants, sauf pour les torturer puis finalement les dévorer. A présent l'épée batarde qui l'allourdissait tant avait un air de véritable amie. il savait que les orques finniraient par le rattraper, et là il leur ferait payer au prix fort leur barbarie. En tous les cas il était hors de question d'abandonner cette épée, poid mort ou pas !
Tout en continuant à courrir, le jeune guerrier apperçus une masse sombre au loin, et tout en se rapprochant il put finalement voir que c'était la lisière d'une forêt. Une forêt ! S'il y parvenait il pourrait s'y cacher ! Redoublant d'ardeur, Ragnor jetta un coup d'oeil derrière lui : il pouvait presque distinguer leur visage à présent. Il ajouta la colère à son esprit pour que l'adrénaline lui donne des forces supplémentaire. Ses quinze poursuivants ne l'auraient pas ! Ni vivant ni mort !
Lorsqu'il atteignit la frondaison des arbres ils étaient presque sur lui. Ragnor jura et donna sans retenue toutes les forces qui lui restaient. Il slalomait entre les arbres et les rochers mais sentait que bientôt il n'aurait même plus la force de respirer. De toutes son âme il espérait trouver une rivière. Il pourrait y plonger et se laisser glisser sans efforts. L'eau serait ses jambes. Les orques ne pourraient pas le suivre, car ils ne savaient pas nager, comme le lui avait enseigné son désormais défunt père. Ragnor risqua un coup d'oeil derrière lui et constata que les orques étaient hors de vue. Avaient ils eu peur d'entrer dans la forêt ? Ou bien s'étaient-ils remaquablement bien dissimulés ? Ragnor l'ignorait. Il ralentit et se dissimula derrière un amas de pierres. De là, il repris son souffle lentement, tentant de rester calme, et sans oublier qu'au moin deux de ses poursuivants avaient un arc. Perdant toute raison face à l'épuisement, il se risqua à fermer les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, il ignora s'il s'était endormi, mais il se sentait presque rassénéré. Presque, car une alimentation restreinte et de la mauvaise eau ne suffisaient pas à reprendre des forces, même pour un guerrier de sa race. Priant Ragnar en silence, il finit par se lever et se mit à marcher. Un instant après, une ombre passa à toute vitesse devant ses yeux. Ragnar cassa un morceau d'écorce assez grand et s'en servit comme d'un bouclier, puis se mit en garde, tenant son épée à une seule main.
Dès qu'il vit un orque, il se jeta sur lui sans réfléchir. La créature fut surprise et ne put même pas riposter. Son cris d'agonie suffit cependant à rameuter les autres, du moins une partie. Hurlant le nom de son dieu guerrier, Ragnor entra dans une rage berserk et se mit à tailler et trancher tout ce qui lui passait à portée de bras. Reprenant très lentement ses esprits, il vit qu'il avait renvoyé six orques aux ténèbres. Il souffrait lui même de quelques coupures aux avant bras. Sa courte rage guerrière lui avait fait ignorer la douleur et oublier toute prudence. Il se remit à courir, n'apercevant pas d'autres monstres à l'orizon. Il s'écroula immédiatement, une flèche grossière empènée de noir fichée dans son épaule.
Les huit orques se rapprochèrent lentement de lui mais il ne put distinguer leur visage car il était face contre terre et de toute manière sa vue se brouillait déja à cause de la douleur. Il fit cependant un ultime effort pour se retourner et ne lacha pas sa lame. Il mourrait en regardant la mort en face, une arme à la main. Il put voir un orque rapprocher très lentement son visage du siens. Un sourire sadique et presque clownesque se dessinait sur ce qui servait de visage à la créature.
Un son sourd retentit, rapidement suivit de hurlements. L'orque s'était écroulé, une flèche plantée dans l'oeil, tombant lentement dans un bruit mat. Deux autres tombèrent sous les traits de l'habile archer inconnus, alors qu'un guerrier vêtu d'une tunique de maille magnifiquement ouvragée se jettait sur les monstres, une épée courte recourbée à la manière des lames hautes-elfiques dans chacunes de ses mains. Il se déplaçait comme un danseur et son balet était mortel. Les deux archers orques avaient tenté de s'enfuir mais ils prirent feu, sans que Ragnor put dire pourquoi. Ce feu n'était pas naturel, ses flammes étaient blanches ! Quelques rales et bruits d'acier s'entrechoquant plus tard, Ragnor s'évanouit.
Il se réveilla en hurlant. Face à lui un feu, trois hommes, et une marmite. Les hommes étaient tous étrangements vêtus : l'un d'eux portait une sorte de robe multicolore ressemblant à une aube de cérémonie, un léger diadème sur le front, et un baton au bout duquel était une pierre de la forme d'une améthyste mais d'une couleur d'ivoire. Le second devait être le guerrier aux épées courtes, car s'il ne les avait pas avec lui il portait toujours sa tunique de maille. De longs cheveux bruns pendaient dans son dos. Le dernier, un arc long posé à côté de lui. Il ressemblait à l'autre mais ses cheveux à lui étaient blonds. Il portait un pantalon de daim et une tunique de combat en cuir. Ragnor les regarda incrédule, puis, après un examen plus poussé de leur visage, il dit :
-Merci, elfes. Vos talents guerriers sont sans bornes.
Les elfes ne répondirent pas. Apparement pour eux ce compliment n'avait pas la même valeur que pour Ragnor.
-Pourquoi des longues oreilles se trouvent-ils si loin de leures terres ? (le terme n'était pas du tout insultant pour Ragnor ; il connaissait ce surnom pour les elfes, et ignorait qu'il ne l'appréciaient pas, car il n'en avait jamais rencontré auparavant).
-Parceque, petites oreilles, rétorqua celui qui avait la cotte de maille, cette forêt est désormais sous notre protection.
Le ton avait été un peu sec et Ragnor comprit son érreur. Il regarda alors derrière lui et vit qu'il était au sommet d'un petite falaise toujours située dans ces mêmes bois qui lui avaient sauvés la vie peu de temps auparavant. Au bas de la falaise, on pouvait voir une petite cité avec plusieurs bâtiments construits dans un style typique des elfes sylvains du Nord-Est. Il y avait plusieurs maisons et une taverne ainsi que quelques habitations d'apparence humaine, sans compter tous ceux que Ragnor était incapable d'identifier.
-Je remercie les enfants des bois pour leur courage et leur générosité, dit Ragnor en constatant qu'il avait été soigné et nourrit durant son comas. Je . . . ne voulait pas me montrer grossier.
Les trois comparses finirent par sourir d'un air amical, presque fraternel.
-Mon nom est Thatar, dit l'elfe à l'armure, capitaine de cette caummunauté.
-Le mien est Amras, dit celui à la robe rouge et verte (probablement celui qui avait lancé le sort de flammes bénies sur les archers tou à l'heure).
-Et je suis Fangolnor-Gwenundien, termina celui à l'arc . . .
- . . . le meilleur archer de tout le continent ajouta le nommé Thatar en souriant.
Apparement leur nature calme d'elfe ne leur ôtait cette sympathique trivialité que tous les guerriers avaient en commun.
Ragnor réfléchit : son village n'existait plus, et il n'avait plus de famille. Il ne mit qu'un instant avant de prendre sa décision.
-Un guerrier de plus serait-il le bienvenu ? demandat-il avec un air digne malgré son jeune âge.
Les trois elfes sourires, et Ragnor sut. Il sut qu'il n'était plus seul et que lui aussi désormais défendrait ces bois.
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