En ce moment je ne sais pas trop quoi mettre, donc j’ai décidé de mettre mon prologue pour que vous me donniez votre avis...
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Heter continuait à s’ennuyer. Depuis combien de temps était-il là ? Il ne comptait plus les jours depuis des années, des siècles. Il avait une mission : garder le coffre qui retenait prisonnière une horrible créature : La Peur. Il devait pour cela garder constamment sa main posée sur le dessus du coffre.
La Peur, pensa-t-il, il était heureux de ne pas avoir vécu au moment où elle semait la terreur. Créature immense qui se dissimule on ne sait comment dans la nuit à la Pleine Lune, La Peur ne laisse visible en cette période, que ses deux yeux gigantesques, rouges et terrifiants. Elle hypnotisait les enfants pour les capturer, et les adultes mourraient d’une peur incontrôlée en la voyant... Mais personne ne savait pourquoi les enfants étaient enlevés...
Heter devait donc surveiller le coffre en prenant soin de toujours garder un contact avec ce qui permettait donc à faire circuler sa magie jusqu’au coffre pour le garder fermé et que, bien entendu, La Peur n’en profite pas pour sortir. Très joli coffre d’ailleurs. En bois de chêne très résistant et orné de motifs de la nature : feuilles, arbres... Il était facile de deviner que c’était l’œuvre des Êtres des Forêts qui l’avaient doté d’un sortilège permettant d’endormir La Peur pendant longtemps. Heter espérait qu’il durerait très longtemps, car il ne tenait vraiment pas à mourir ici.
C’était les Anciens qui avaient enfermé La Peur dedans en usant d’une magie aujourd’hui oubliée et en se sacrifiant pour le peuple. Le coffre passait dans la famille de Heter depuis des millénaires car sa famille avait été désignée pour ça. Tous les cinq cent ans, ils se relayaient.
Heter soupira et étira ses membres engourdis. Il jeta un regard autour de lui. Il était dans un temple dont l’intérieur était entièrement en or. Il adorait la couleur de l’or comme tous les membres de sa famille. Il y avait de magnifiques piliers d’or entouré de lierre du même or taillé autour, sur tous les murs du temple. Il n’y avait qu’une seule ouverture sans fenêtre qui donnait sur une forêt inextricable que même les Êtres des Forêts redoutaient. Il devait donc se contenter des la présence de rares oiseaux qui venaient de temps en temps comme pour le surveiller et de la caresse du soleil sur son dos. Le sol lui aussi était en or. A première vue, il ressemblait à du marbre doré.
Il soupira à nouveau. Ce qu’il aimerait pouvoir voler... Mais ! Qu’elle est cette créature à la fenêtre ? C’était un corbeau. Heter ne les aimait pas trop depuis qu’il avait appris que La Peur en avait un pour compagnon. Son regard remonta le long de ses plumes d’un noir profond plus qu’à l’ordinaire et il se fixa sur ses yeux, ses yeux d’un rouge étonnant presque irréelle et reflétant la cruauté !
Heter se senti soudain mal à l’aise. Le corbeau de La Peur n’avait été retrouvé, il s’était envolé au moment où La Peur se faisait enfermer. Et si c’était lui le corbeau de La Peur ? Il préféra ne pas y penser et se ressaisit. N’était-il pas le gardien de la Peur ? Il prit juste soin de ne pas le regarder dans les yeux trop longtemps car si c’était bien LE corbeau il pourrait hypnotiser Heter en un rien de temps malgré ses immenses pouvoirs et... Il ne fallait pas y penser !
Soudain, le coffre se mis à bouger malgré les puissants sortilèges Elfiques comme si... comme si La Peur avait reconnu son corbeau maléfique ! Puis sans prévenir, le corbeau s’envola et entra dans le temple. Il se mit à faire des tours de la pièce de plus en plus près de Heter. Ce dernier ne pouvait rien faire, car maintenant, il devait se servir de ses deux mains pour empêcher le coffre de s’ouvrir ; sinon, ce serait une catastrophe ! Il devait avoir un contact physique avec le coffre et aurait pu tout simplement le toucher autrement, mais maintenant, il devait garder toute sa masse et son pouvoir sur le coffre. Car au moment où le corbeau était entré, le coffre se mit à essayer de s’ouvrir comme si La Peur venait de se doter d’une force incroyable. Heter pouvait facilement l’empêcher de s’ouvrir à condition de se servir de ses deux mains. Qu’est ce qu’il n’aurait pas donné à se moment la pour avoir une deuxième paire de bras !
Le corbeau continuait son étrange manège faisant mine de se désintéresser totalement de Heter. D’un coup, il piqua vers Heter à la manière que ce dernier faisait lorsqu’il repérait une proie. Sauf que cette fois, c’était lui la proie ! Le bec du corbeau se planta dans le dos très solide de Heter qui ne sentit rien de qui donc ne causa aucun dégât.
L’horrible créature remonta et fondit de nouveau sur Heter qui se prépara à encaisser le choc en voyant l’oiseau se diriger vers lui et... il retint un cri de douleur ! L’oiseau avait enfoncé son bec au niveau de sa hanche gauche ne pouvant atteindre son ventre affalé sur un coffre gesticulant dans tout les sens. Le corbeau avait vraiment un bec noir démesuré et très aiguisé ! Mais il ignora la douleur pour ne pas lâcher de coffre. Il se serait bien guérit lui-même mais il n’avait pas les mains libre ! Heter poussa un juron de rage !
Les yeux du corbeau brillaient étrangement et lançaient des éclairs ! Il était maintenant sûr que c’était l’oiseau de La Peur. Il fonça à nouveau sur la hanche de Heter qui résistait toujours. Pendant quelques minutes, Heter chercha des yeux le corbeau et ne le vis pas. Il semblait être parti après lui avoir déchiqueté la hanche d’une dizaine de coup de bec. Il commencer à trembler de douleur.
Un hurlement de douleur lui échappa cette fois. Le corbeau avait planté son bec aiguisé dans une des profondes blessures qu’il avait fait. Heter ne pus résister plus longtemps et lâcha le coffre pour protéger et soigner sa blessure qui le torturait, saignait abondamment et avait manqué de peu un organe vital.
Heter réalisa trop tard qu’il avait lâché le coffre et que c’était bien entendu ce que cherchait l’oiseau. Il tenta de l’empêcher de s’ouvrir mais ne fut pas assez rapide. Un brouillard des plus noirs sortit du coffre et s’envola en trombe en détruisant partiellement le temple, suivit de son corbeau.
La peur venait de s’échapper...
Elle revint et lança un souffle mortel en direction de Heter qui le contra avec un puissant bouclier magique... malheureusement pas assez puissant. Sa magique n’était presque rien comparée à celle de La Peur qui réussit à percer ses défenses. Heter n’avait jamais vu quelqu’un capable de résister à ses pouvoirs et à ceux de ses semblables. C’est maintenant qu’il comprit réellement à qu’elle point La Peur était puissante et dangereuse.
La derrière vision de Heter fut des yeux rouges immenses dont un homme de taille adulte ferait la taille de sa pupille en fente. Il tenta de résister mais... en vain.
La Peur venait de s’échapper...
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Voilà, mais ce qu’on n’est pas censé savoir, c’est que Heter est un dragon et que comme ils sont très intelligents, ils trouvent que le fait « d’avoir des pattes » ne leur conviennent pas. Ils disent donc qu’ils « ont des mains et des pieds ». J’espère que j’ai été compréhensible !
Fayla Lalwendë...